What's up in neuroscience?

Constance Flamand-Roze,

Docteur en neurosciences, ortophoniste et hypnopraticienne

08-05-2017

J’ai la migraine !

Les maux de tête sont souvent perçus comme moins invalidant que ce que l’on appelle les migraines « vraies ». Ces dernières sont reconnues comme pouvant altérer le fonctionnement cognitif.

En se basant sur un article très récent de Andrew Paul Smith (Acute Tension-Type Headaches Are Associated with Impaired Cognitive Function and More Negative Mood), Marcelo M Valenca a publié le mois dernier dans Frontiers in Neurology un commentaire très intéressant sur le sujet. Les patients souffrant de céphalées peuvent eux aussi être très handicapés sur le plan cognitif et de l’humeur pendant la période de crise. En ce qui concerne les enfants, la question du traitement médicamenteux se pose : les parents sont souvent hésitants face à leurs effets secondaires, qu’ils s’agisse de traitements préventif ou de crise. Les praticiens comme les familles se tournent donc de plus en plus vers des traitements alternatifs tels qu’un mode de vie plus sain (sommeil, alimentation, activité physique…) ou bien des stratégies non pharmacologiques telles que l’acupuncture, les massages, les packs froids… et l’hypnose !

 

Marcelo M Valenca : Commentary : Acute Tension-Type Headaches Are Associated with Impaired Cognitive Function and More Negative Mood. Front. Neurol., 30 June 2016

08-05-2017

Rendez-vous en cerveau inconnu !

Considérons le cerveau humain comme une planète… au fil des temps, les hommes n’ont cessé de chercher à en découvrir les richesses et à le cartographier. Jusque là, nous utilisions la cartographie de Brodmann, datant tout de même de…1909 ! Nous connaissions donc 166 régions de notre cortex soit 83 par hémisphère. Mais Glasser et ses collaborateurs (Université de Washington, Saint-Louis, USA) ont utilisé de nouvelles techniques d’imagerie cérébrale très élaborées et ont découvert des territoires encore inconnus : 194 nouvelles aires cérébrales, soit 97 par hémisphère ! Cette découverte a été rendue possible par une gigantesque base de données neuroscientifiques, le Human Connectome Project. Chaque zone est liée à une activité cognitive, comme par exemple l’analyse précise du langage. Cette découverte permettra de mieux comprendre les pathologies cognitives et donc de mieux les traiter, mais également de guider les neurochirurgiens de façons précise lors d’une intervention.

 

Glasser, M. F. et al. Nature http://dx.doi. org/10.1038/nature18933 (2016).

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08-05-2017

Les hommes font-ils peur ?

Dans une période où les femmes se sentent de plus en plus en situation d’insécurité, une équipe de scientifiques autrichiens a cherché à en savoir plus d’une manière originale. Au lieu de se contenter d’interroger les femmes pour savoir si elles avaient peur des hommes, ils ont interrogé…leur cerveau ! 30 femmes ont été confrontées à des images de visages neutres (sans expression particulière), masculines ou féminines. Ces images étaient ensuite montrées avec un grossissement important, afin d’induire ce que l’on appelle une « violation de l’espace personnel ». Les femmes ont ensuite été interrogées sur leur ressenti, mais c’est l’IRM qui a clairement établi le résultat : quand un visage s’approche, on note l’activation du réseau pariétal. Mais quand ce visage est celui d’un homme, à cette activation s’ajoute celle de l’amygdale, qui est le siège des réponses de défense. On peut donc conclure que l’apparition d’un visage masculin qui viole notre espace personnel est perçue comme une éventuelle menace.

De manière anecdotique, notons que cette même étude avait été menée avec des participants masculins… qui eux aussi activaient leur amygdale face au visage grossit de leurs congénères !

 

Wabnegger A. et al. Differential amygdalia activation during simulated personal space intrusion by men and women. Neurosciences 330 (2016) ; 12-16

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