Hypnose

Responsable de rubrique :
Isabelle Celestin-Lhopiteau; 

Directrice de l’IFPPC, Institut Français des Pratiques PsychoCorporelles (www.ifppc.eu)

Responsable du DIU des pratiques psychocorporelles et de santé intégrative, Universités Paris Sud et Réunion

Responsable du DU Hypnose et Anesthésie, Université Paris Sud

Psychologue-Psychothérapeute

Présidente de l’Association Thérapies d’Ici et d’Ailleurs,

Les études montrant l’efficacité de l’hypnose comme pratique complémentaire sont nombreuses dans de multiples indications comme la prise en charge de la douleur, du stress, des phobies, des troubles neurologiques … ( Vanhaudenhuyse A., Faymonville M-E, 2015 ; Flamand-Roze C 2016)

L’importance de l’autohypnose est soulignée dans ces études (Vanhaudenhuyse A., Faymonville M-E, 2015, Lindfors P 2012, Kohen D.P 2010 ) et nous montre l’ancrage et le potentiel de cette pratique dans le domaine de la santé intégrative, qui vise à accompagner et autonomiser le patient.

Nombre de services hospitaliers l’ont intégrée dans l’offre de soin de façon complémentaire au suivi médical, mais aussi psychologique.

 

L’hypnose est une pratique où la relation et le lien sont essentiels. L’observation du processus hypnotique nous montre que soigner en hypnose, c’est amener une personne à changer de sensorialité, à quitter une perception restreinte pour rentrer dans un autre type de perception, une phase d’ouverture. Cette phase d’ouverture est le moment où les remaniements, les changements peuvent se faire.

Or quand nous souffrons, que ce soit de douleur, de dépression, d’angoisses ... nous sommes immobilisés dans notre vie par ces symptômes, qui nous coupent d’une relation équilibrée au monde et à nous-mêmes. Ils sont une rupture dans le mouvement permanent du changement et dans notre adaptation et notre attention à ce changement. Quand nous nous focalisons sur le symptôme, à force de le fixer, il finit même par occuper tout notre champ de perception.

L’hypnose, qui est un éveil de l’attention, permet de se défocaliser de cette fixation sur le symptôme pour se relier à nouveau à l’ensemble des éléments de la vie.

De façon générale, le processus hypnotique permet de passer d’une perception habituelle, qui catégorise, sépare, divise, à une perception qui intègre sans opposer les différents éléments de la vie, comme le rappelle François Roustang [1], philosophe et hypnothérapeute : « Je me contente de replonger le symptôme dans la totalité de l’être, sans vouloir lui donner un sens particulier, sans vouloir l’interpréter. Je lui suggère de ne pas tenir compte de son symptôme précisément parce que le symptôme ne devient lui-même que parce qu’il est isolé. Replongez-le dans la totalité de votre vie, il disparaîtra … »

Pratique psychocorporelle par excellence, l’hypnose ne dissocie pas le corps et l’esprit et permet de faire l’expérience du tout.

 

La communication hypnotique elle-même apparait comme un modèle intégratif par excellence :

L’expérience hypnotique nous montre qu’une pratique intégrative peut s’inscrire au cœur même de la communication entre praticien et patient et cela à plusieurs niveaux. L’hypnose n’est pas une juxtaposition de techniques mais un art de la communication, qui invite à intégrer les difficultés du patient par l’activation des forces et ressources de celui-ci (Alors que de nombreuses thérapies se concentrent sur les problèmes du patient et négligent ses forces (Gassman et Grawe, 2006)). Cette posture particulière de soin constitue un modèle intégratif très intéressant pour d’autres pratiques complémentaires.

Remarquons aussi que le vocabulaire hypnotique met l’accent sur les mots de liaison, en mettant de côté ceux qui créent une rupture dans la pensée : la communication hypnotique en elle-même impulse une fluidité où tout peut être accueilli et intégré au même moment.

Cette pratique de communication s’inscrit dans un travail permanent d’ajustement du praticien vis à vis du patient, afin de faciliter l’apparition d’un changement, ce qui en fait aussi un modèle pour la démarche intégrative qui se veut mobile et créative.

Cette rubrique abordera diverses expériences cliniques autour de la pratique de l’hypnose dans une perspective intégrative.

 

 

[1] Propos recueillis par Léon Wisznia pour le site Conférences et débats.fr (l’agenda des savoirs et des idées, Paris et Ile de France)

Utilisation de l’amnésie dans le syndrome post traumatique avec mécanisme hallucinatoire

October 08, 2017

Dr Jean-Claude Espinosa

Neuro-psychiatre Pedopsychiatre , Psychanalyste, Responsable de la formation à l’Institut Milton H Erickson de Biarritz-Pays basque

Cet article montre l’intérêt de l’utilisation de l’amnésie dans le traitement d’un syndrome post traumatique. En effet l’amnésie va dans un premier temps permettre l’externalisation de la plainte et donc rendre réelle l’hallucination mnésique du traumatisme et ainsi rendre possible sa disparition.

L’hypnose, une pratique intégrative…hors du commun

July 08, 2017

Isabelle Célestin-Lhopiteau

 

Résumé : L’hypnose est un voyage en soi vers l’intégrativité, ce tournant actuel qui nous fait passer des notions de pratiques de soins complémentaires et de médecine intégrative vers la notion de santé intégrative. L’hypnose, par sa nature même, mais aussi par la communication hypnotique et l’autohypnose se retrouve de plain-pied dans ce changement de perspectives qu’offre la réflexion et la pratique intégrative.

 

 

De plus en plus d’établissements ou d’institutions dans le monde proposent aux patients des pratiques psychocorporelles dans leurs parcours de soins, jusqu’à développer une médecine pleinement intégrative. Simultanément, des patients ont recours par eux-mêmes à ces pratiques et les associent de plus en plus facilement, en particulier lorsqu’un symptôme devient chronique.

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Apport de l'hypnose à la réhabilitation vocale dans la dysphonie

August 30, 2017

Mathilde DESCAMPS – Orthophoniste en cabinet libéral à Paris - Spécialisée en rééducation de la voix - Hypnopraticienne et formatrice à l’IFPPC CAMkeys.

 

La voix est un phénomène complexe, qui concerne à la fois le corps et l’esprit, l’être intime et l’être de relation. Obtenir des modifications de son mode de production implique de s’adresser au patient par des moyens plus subtils que ceux qui sollicitent les efforts volontaires. L’hypnose apparaît ainsi une voie intéressante pour viser ces changements dans les dysphonies de forçage ou consécutives à une lésion ou encore pour le travail d’extériorisation ou d’expression vocale.

Etat de la recherche

Il existe très peu de publications qui témoignent de l’apport des états hypnoïdes au travail vocal. 

Les Bienfaits De l'Hypnose Aux Portes De l'Essentiel En Phase Palliative

January 01, 2020

Monique Alligné, hypnopraticienne, ex. cadre de santé, Médecine gériatrique Institut MGEN La
Verrière
Les patients en phase palliative sont hospitalisés dans toutes les unités de nos structures
hospitalières. Il n’en reste pas moins que le type de soins et l’éthique de prise en charge
visent la même orientation que dans une unité de soins palliatifs.

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